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Plus de pollens, plus d’allergies
L’augmentation des gaz à effet de serre et les changements qui en découlent, tels que la hausse des températures et de l’humidité dans l’air, ont pour effet d’intensifier la concentration atmosphérique de certains pollens.

Par le fait même, la prévalence des allergies connaît déjà une augmentation mondialement et continuera vraisemblablement de croître aussi au Québec.

Environ 17 % de la population québécoise a déjà souffert des symptômes de rhinite allergique, une affection dont le pollen est le facteur déclenchant le plus fréquent.

En 2008, l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) a révélé que 76 % des personnes allergiques auraient été affectées par des symptômes d’allergie au pollen au cours des 12 mois précédant l’Enquête. Cette affection entraîne des coûts importants, estimés à plus de 156 millions en 2005, pour la société québécoise.

Des pollens plus allergènes
Plusieurs études ont mis en évidence les impacts de l’augmentation des températures et des concentrations de CO2sur les espèces végétales.

Notamment, des changements concernant la production, la distribution et la dispersion des aéroallergènes, de même que la concentration de protéines allergènes contenues dans le pollen sont observés.

Ainsi, on remarque un allongement de la saison de croissance des plantes allergènes ainsi que leur propagation dans des zones plus au nord et vers l’est. De plus, non seulement ces plantes produisent une plus grande quantité de pollen, mais l’allerginicité de celui-ci serait également accrue.

Quels sont les impacts des changements climatiques sur les plantes allergènes?
L’augmentation des gaz à effets de serre et les nouvelles conditions climatiques influent sur les plantes allergènes en produisant les effets suivants :

  • une saison de croissance allongée;
  • la propagation de certaines espèces vers de nouvelles zones;
  • une production de pollen accrue;
  • une augmentation du potentiel allergène du pollen.

Au Québec, il existe trois saisons polliniques :

  • celle du printemps (pollen des arbres et arbustes),
  • celle du début de l’été (pollen des herbacées et graminées), et
  • celle de la fin de l’été et de l’automne (pollen de l’herbe à poux) Ambrosia spp., soit le pollen de l’herbe à poux, est le principal responsable des allergies saisonnières affectant la population québécoise.

Trois espèces sont présentes sur le territoire :

  • la grande herbe à poux (Ambrosia trifidaL.)
  • l’herbe à poux vivace (Ambrosia psilostachya DC.)
  • la petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.), qui est la plus importante.

L’herbe à poux est abondante dans toutes les régions du sud du Québec, de l’Outaouais jusqu’à Québec et la région de Chaudière-Appalaches.

Elle est aussi fréquente ailleurs, dans la plupart des autres régions. Son aire de distribution est en expansion depuis quelques années, et des régions jusqu’ici épargnées sont maintenant touchées.

À titre d’exemple, il semble que l’herbe à poux soit désormais présente dans la région du Témiscamingue.

Les plants d’herbe à poux tendent à pousser dans les lieux où le sol est perturbé ou dénudé, ou encore dans les espaces où d’autres plantes ont de la difficulté à pousser.

Ils peuvent se retrouver en milieu urbain (p. ex., terrains vacants, stationnements, emprises routières) et agricole (p. ex., entrées de champs) ainsi que dans certains corridors de transport (p. ex., abords de pistes cyclables, de chemins de fer et de sentiers).

La température, les précipitations, l’humidité relative, la clarté diurne, et les vents constituent des paramètres pouvant influer sur la concentration atmosphérique de l’Ambrosia.

Les changements climatiques ont entraîné divers effets sur la croissance et la propagation des plants d’herbe à poux sur le territoire québécois.

Par exemple, la durée de la saison pollinique à Montréal a augmenté de 33 % entre 1994 et 2002, passant de 42 à 63 jours. De plus, les moyennes quotidiennes de concentration pollinique étaient de 36,3 grains de pollen/m³ en 1997, alors qu’elles avaient pratiquement doublé à 68,8 grains de pollen/m³ en 2002.

Ceci s’explique par la combinaison de températures plus chaudes et de concentrations accrues de CO2qui a pour effet d’accroître le nombre de fleurs mâles, et donc la production de pollen.

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