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Une veuve noire envahit le Québec

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Une veuve noire envahit le Québec

Grâce à des « citoyens-chercheurs », des entomologistes québécois viennent de constater que la veuve noire du Nord, un cousin plus petit de la célèbre araignée, est maintenant présente au Québec. Heureusement, son venin est moins dangereux et elle craint les humains.

NICHE ÉCOLOGIQUE

La veuve noire du Nord a été aperçue en 2012, 2014 et 2016 dans le sud du Québec, généralement dans des cours arrière. « La dernière fois, c’était à Oka », explique Maxim Larrivée, de l’Insectarium de Montréal, qui est l’un des coauteurs de l’étude publiée dans la revue PLOS One. « Ça peut arriver quand on nettoie la cour à l’automne, quand on ferme la piscine. » Les changements climatiques expliquent l’arrivée de cette araignée dans la province. « Si on m’avait dit quand j’étais au baccalauréat que sa niche écologique allait s’étendre au Québec avant 2020, j’aurais été bien surpris. Mais j’ai ensuite travaillé sur la modélisation des niches écologiques de papillons, et j’ai bien vu que les changements surviennent très rapidement. » La veuve noire du Nord est arrivée ici entre 2000 et 2010, selon M. Larrivée.

PAS DE DANGER

L’entomologiste montréalais se veut rassurant. « La veuve noire du Nord n’attaque que lorsqu’elle se sent menacée, et au départ c’est seulement une morsure d’avertissement, sans venin, dit M. Larrivée. Son venin est aussi moins dangereux que celui de la veuve noire qu’on connaît. D’ailleurs, même la veuve noire est rarement mortelle, il faut vraiment que ce soit un gros adulte. Les décès sont très rares. » Il y a environ 2000 morsures de veuves noires aux États-Unis chaque année. Le corps des deux types de veuves noires ne dépasse pas un centimètre de diamètre.

EN CHIFFRES

  • 40 000: Nombre d’espèces d’araignées dans le monde
  • 700: Nombre d’espèces d’araignées au Québec

Source : Insectarium de Montréal

MYGALE

L’étude publiée dans la revue PLOS One tentait aussi de déterminer si une espèce menacée de mygale pourrait avoir étendu sa niche écologique vers le nord, au Québec. « On l’a vue à Belleville en Ontario, dit M. Larrivée. Mais jamais au Québec. Cela dit, elle pourrait se trouver le long du lac Champlain, ou près de l’Ontario à l’ouest de Montréal. Le lac Champlain est un corridor important de migration d’insectes et les endroits comme Hudson seraient propices à cette mygale, des forêts de chênes avec des terres sablonneuses. » La rareté de telles forêts explique que cette espèce soit considérée comme menacée dans plusieurs États américains. Le corps de cette mygale fait deux centimètres de diamètre, elle a d’énormes mandibules et fabrique des tunnels de soie de cinquante centimètres de long sous les feuilles, près des arbres où elle vit et où elle guette ses proies.

SCIENCE CITOYENNE

La détection de la veuve noire du Nord n’aurait jamais été possible sans la collaboration de citoyens amateurs d’entomologie. « Le but de cette étude est de démontrer l’importance de la science citoyenne pour l’étude des espèces rares d’araignées, dit M. Larrivée. Ça multiplie notre capacité de les détecter par 100 ou par 1000. Sans cette collaboration, c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin. C’est aussi important pour mieux concevoir les politiques de conservation des espèces menacées. »

Source : La Presse

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