Le Moment présent, C’est Tout ce qu’il nous Reste

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Avec la paralysie actuelle et le retrait préventif de dizaines de milliers de Québécois du marché du travail, c’est l’ensemble de notre univers qui est chamboulé.

La réalité frappe froidement et simplement. Mises à pied, chômage et frustrations sont au rendez-vous. Avec l’instabilité engendrée, mais surtout avec le futur flou qui nous attend une fois la pandémie passée, nous nous retrouvons face au mur qu’est l’inconnu.

Le moment présent, c’est tout ce qu’il nous reste. Fini les projections du prochain voyage, le désir de la prochaine bébelle à acquérir ou bien le prochain projet à réaliser.

En mode survie, nous allons devoir refréner notre consommation, focaliser sur autre chose. Nous sommes coincés dans l’ici et le maintenant, forcés à réapprendre à vivre l’instant présent comme l’ont fait nos ancêtres et toutes les générations avant nous. Certains voient cela comme une malédiction en raison des pertes économiques, du manque à gagner et de l’insécurité en découlant.

Par contre, pour ceux qui réussissent à surmonter la barrière d’angoisse que représente cet arrêt imprévu du métro-boulot-dodo, du bon peut en ressortir.

Être coincé entre quatre murs avec soi-même, c’est plus que confrontant pour la majorité des gens. Tellement habitués à courir partout, à travailler en malade, à répondre aux milles et une exigences de la vie moderne, on se retrouve en un claquement de doigt sur pause.

Comme si le film de la vie qui nous semblait avancer sur le mode fast forward figeait.

Je crois en bien des choses dans la vie, mais une de mes plus profondes convictions, c’est que tout a un sens, que tout est imbriqué et que rien n’arrive jamais pour rien. En tant que société de surconsommation, que travailleurs épuisés et qu’humanité essoufflée, sans parler de la biodiversité qui se meurt, le monde avait besoin de s’arrêter pour reprendre ses esprits.

Les marchés boursiers qui dégringolent prendront peut-être conscience que la productivité à tout prix basée sur un modèle économique de croissance infinie a ses limites.

Les parents, couples, familles, travailleurs et tous ceux touchés réaliseront, qui sait, combien ils étaient au bout du rouleau, combien cela fait du bien de prendre du temps pour soi, vraiment du temps pour soi, sans nulle part où devoir arriver pour telle ou telle heure.

En un sens, c’est une chance que la vie nous donne. Cette réflexion collective, cette méditation contemplative de nos vies, mais surtout de nos modes de vie, est une bénédiction, en quelque sorte, pour ceux qui s’ouvrent plus largement à la situation.

C’est comme si l’univers nous envoyait un message d’alerte, un ultime S.O.S. avant que l’on se rende à un point de non-retour.

Actuellement, des écosystèmes foisonnent, la pollution diminue, des familles se rallient et le mot « solidarité » reprend son sens.

Nous nous rendons compte que tout n’est pas perdu, que la nature peut reprendre son cours si nous ralentissons le rythme, que notre tissu social peut se retisser malgré l’individualisme grimpant, que nos mentalités peuvent changer malgré l’endoctrinement capitaliste qui nous est enfoncé dans le crâne depuis notre plus tendre enfance.

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