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Le Super Bowl du « Snacking » est, eh bien Le Super Bowl

Au Canada, le Super Bowl fonctionne moins comme un événement sportif que comme un grand exercice national de « Snacking » synchronisé.

Ce texte à été traduit pas notre assistant IA et provient du texte original de : Dr. Sylvain Charlebois de Agri-Food Analytics Lab, Dalhousie University

C’est le week-end du Super Bowl — l’une des journées les plus importantes de l’année en matière de nourriture, de collations et de rituels de consommation partagés. Et malgré le discours parfois antiaméricain qu’on entend aujourd’hui, ne vous y trompez pas : les Canadiens seront devant leur télé, en train de manger… et de dépenser.

Même si le Super Bowl demeure un événement sportif américain, il est devenu, presque sans bruit, l’une des occasions de consommation « à la maison » les plus importantes au Canada. De ce côté-ci de la frontière, le match est moins perçu comme un spectacle de football que comme un événement social et culinaire. Selon Vividata, environ 8,4 millions de Canadiens devraient syntoniser l’affrontement de cette année entre Seattle et la Nouvelle-Angleterre, ce qui en fait l’un des plus grands moments de visionnement à domicile de l’année au pays. Fait crucial : l’auditoire du Super Bowl dépasse largement le noyau dur des amateurs de football, attirant aussi des Canadiens qui participent avant tout pour l’expérience sociale — et pour la bouffe.

Le  Super Bowl du « Snacking » est, eh bien Le Super Bowl

Cette expérience collective se reflète clairement dans les assiettes… et dans les paniers d’épicerie. Les ailes de poulet demeurent l’icône incontestée du dimanche du Super Bowl au Canada. Selon des prévisions sectorielles antérieures, les Canadiens pourraient consommer jusqu’à 82 millions d’ailes le jour du match seulement, ce qui illustre l’ampleur de la demande pour un seul produit. Même si le prix des ailes de poulet est environ 7 % plus élevé que l’an dernier, elles demeurent extrêmement populaires. Les producteurs de poulet soumis à la gestion de l’offre accueillent d’ailleurs favorablement cette hausse annuelle de la demande.

Au-delà des ailes, le Super Bowl confirme une hiérarchie de collations prévisible, mais économiquement significative. Les classiques salés à partager — chips tortilla, croustilles au fromage, popcorn et mélanges pour fêtes — dominent les tables canadiennes. Selon Vividata, les téléspectateurs du Super Bowl sont au moins 10 % plus susceptibles que le Canadien moyen de consommer ces produits le jour du match. Les chips, en particulier, profitent d’une demande complémentaire, se mariant parfaitement avec les trempettes et les salsas. Les données d’épicerie à l’échelle nord-américaine montrent systématiquement des hausses marquées des ventes de chips tortilla, de trempettes et de sauces avant le match. Les saveurs buffalo et épicées demeurent également très populaires, reflétant une préférence marquée des consommateurs pour des goûts audacieux et indulgents lors des occasions de repas collectifs.

D’autres incontournables — pizza, chili, côtes levées, saucisses enrobées (pigs in a blanket) et guacamole — continuent d’occuper une place centrale dans les menus du Super Bowl, soulignant la préférence des Canadiens pour des plats faciles à partager, simples à servir et qui voyagent bien de la cuisine au salon.

Pour 2026, toutefois, quelques nouveautés se démarquent. Les restaurants canadiens misent davantage sur des plats réconfortants haut de gamme à partager avant le match, comme des côtes levées barbecue, du chili au brisket et du poulet frit épicé au miel, offerts dans des menus spéciaux. Cette tendance témoigne d’une volonté de monter en gamme pour des occasions précises, même si les consommateurs demeurent globalement sensibles aux prix. Parallèlement, les créations populaires sur les réseaux sociaux — pains à partager, plateaux de collations garnis et présentations thématiques de football — gagnent en popularité, ce qui suggère que les hôtes accordent de plus en plus d’importance à l’aspect visuel et à la nouveauté, en plus du goût.

Les pressions liées au coût de la vie influencent aussi les comportements. Les repas-partage (potlucks) sont de plus en plus populaires, non seulement pour leur côté convivial, mais aussi pour des raisons économiques. Avec des prix alimentaires toujours élevés, les invités sont plus enclins à apporter des plateaux de collations, répartissant ainsi le coût de l’événement. Le résultat : un modèle de repas social plus collaboratif — et plus résilient.

Les habitudes de commande évoluent également. Plus de la moitié des téléspectateurs canadiens du Super Bowl (52,9 %) prévoient utiliser des services de livraison de nourriture le jour du match, un taux bien supérieur à celui d’un week-end typique. La bière demeure un accompagnement naturel dans de nombreux foyers : près des deux tiers (66,2 %) des téléspectateurs en âge légal de consommer de l’alcool déclarent avoir bu de la bière au cours des six derniers mois, avec une forte présence des marques locales et de microbrasseries.

Pris dans leur ensemble, les données sont claires : l’influence du Super Bowl sur la consommation alimentaire au Canada est bien réelle. Même si tous les Canadiens ne suivent pas le sport de près, ils adaptent de façon constante leurs habitudes alimentaires, d’achat et de commande autour de cet événement. Pour les épiciers, les restaurants, les plateformes de livraison et les fabricants alimentaires, le dimanche du Super Bowl est devenu un choc saisonnier de la demande — alimenté moins par les touchés que par les chips tortilla, les ailes de poulet et l’économie durable du repas partagé.

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